Département fédéral de justice et police
Désaccord sur les tarifs avec une clinique privée: le Conseil fédéral admet le recours de santésuisse
Communiqués, DFJP, 01.10.2004
Berne, le 01.10.2004. Dans le litige auquel a donné lieu le tarif des prestations ambulatoires d'une clinique privée du canton de Soleure, le Conseil fédéral a tranché. Vendredi, il a admis le recours de santésuisse (association des assureurs-maladie de Suisse), induisant ainsi une baisse de la valeur du point tarifaire applicable par cette clinique privée.
Depuis le 1er janvier 2004, toutes les prestations médicales ambulatoires fournies en Suisse par les hôpitaux et les cabinets médicaux sont soumises au système tarifaire TARMED. Dans le canton de Soleure, santésuisse (association des assureurs-maladie de Suisse) et une clinique privée ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur la valeur initiale du point tarifaire. Aussi, le Conseil d'Etat du canton de Soleure a-t-il lui-même fixé cette valeur avec effet au 1er janvier 2004. santésuisse a formé recours contre cette décision devant le Conseil fédéral, concluant à ce que celui-ci fixe la valeur initiale du point tarifaire à un niveau inférieur.
Dans sa décision sur le recours, le Conseil fédéral constate que la convention cadre TARMED conclue entre santésuisse et H+ (les hôpitaux de Suisse) contient des clauses qui ne sont applicables que si les parties contractantes sont parvenues à un accord sur la valeur initiale du point tarifaire. Si tel n'est pas le cas et que cette valeur doive être fixée par l'autorité (en l'occurrence le gouvernement cantonal), celui-ci n'est pas tenu pour ce faire d'appliquer les modules de calcul utilisés par les partenaires tarifaires pas plus que les mécanismes d'adaptation des coûts prévus dans l'annexe à la convention-cadre. Il doit bien plutôt arrêter sa décision à la lumière des lois (notamment la LAMal) et ordonnances pertinentes.
Dans sa décision sur le recours, le Conseil fédéral constate que la convention cadre TARMED conclue entre santésuisse et H+ (les hôpitaux de Suisse) contient des clauses qui ne sont applicables que si les parties contractantes sont parvenues à un accord sur la valeur initiale du point tarifaire. Si tel n'est pas le cas et que cette valeur doive être fixée par l'autorité (en l'occurrence le gouvernement cantonal), celui-ci n'est pas tenu pour ce faire d'appliquer les modules de calcul utilisés par les partenaires tarifaires pas plus que les mécanismes d'adaptation des coûts prévus dans l'annexe à la convention-cadre. Il doit bien plutôt arrêter sa décision à la lumière des lois (notamment la LAMal) et ordonnances pertinentes.
